Fin juillet 2025, l’Union européenne a signé un accord d’envergure avec les États-Unis, s’engageant à importer jusqu’à 750 milliards de dollars de gaz naturel liquéfié (notamment issu du gaz de schiste), de pétrole et de combustibles nucléaires américains sur trois ans. Cet accord vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique du continent et à répondre à la pression économique transatlantique.
Pourtant, plusieurs questions se posent :
L’UE s’est engagée à réduire d’au moins 55 % ses émissions de GES d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone en 2050, dans le cadre de l’Accord de Paris.
Or, cet accord énergétique va à contre-courant : il prévoit des importations massives d’énergies fossiles, alors que l’essence même du Pacte Vert européen est de sortir à terme du pétrole et du gaz pour accélérer la transition.
Les ONG, experts et responsables politiques pointent une incohérence entre ces engagements climatiques et la sécurisation d’approvisionnements carbonés pour plusieurs décennies.
Quelles conséquences pour les entreprises européennes ?
Alors que la réglementation (CSRD, VSME, taxonomie verte, exigences ESG…) impose aux entreprises européennes de transformer leurs modèles vers plus de sobriété, d’efficacité énergétique et d’intégration des critères climatiques, comment comprendre cet écart entre discours politique, législation et réalités économiques internationales ?
👉 La question est ouverte : comment les entreprises et les dirigeants engagés dans la transformation durable doivent-ils interpréter ce signal ?
Peut-on concilier exigences business, enjeux de souveraineté et trajectoire climatique ?
J’invite vos retours et points de vue sur l’impact concret de ce type d’accord pour la stratégie RSE et ESG en Europe.